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 Vicylia : Le culte du secret

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Aviana Sunshadow
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MessageSujet: Vicylia : Le culte du secret   Lun 22 Déc - 1:37

Voici la première histoire que j'écris sur un univers que j'ai créé et que j'ai décliné en forum rp. J'attends des avis, si vous en avez Very Happy.

Prélude :


« Le noir … Le noir a toujours été un allié… Le noir m’a toujours protégé… Je vous en prie, faites que je reste à jamais dans le noir … »


J’ouvre les yeux prêt à supporter un changement soudain de luminosité. Mais rien. Il fait presque aussi noir là où je me trouve. J’avais failli l’oublier… j’aurai voulu l’oublier.
Je ne ressens plus rien. Visiblement, mes membres ne peuvent pas bouger. Je tourne la tête et me rends compte que je suis allongé, le corps écartelé en étoile. Mes mains sont liées en bout de table, mes pieds également, et je remarque ce même lien au niveau de la ceinture. On dirait que je me trouve sur la pâle copie d’une table de médecine, comme si quelqu’un s’apprêtait à me disséquer.
Comme pour répondre à cette pensée, une personne entre dans la salle. Une silhouette, qui se trouve dans l’intense lumière créée par l’ouverture de la porte. Mes yeux elfiques me permettent de distinguer les formes gracieuses d’une femme. Je préfère regarder le plafond de la salle, sentant qu’il vaut mieux paraître encore endormi. Seulement, je demeure incapable de fermer les yeux.

Je l’entends s’approcher de moi. Elle fait le tour de la table, ouvre un volet qui laisse entrée la lumière des souterrains de Vicylia, cette lueur jaunâtre qui perd de sa valeur symbolique une fois au fond des tunnels tortueux de la ville, et redirigée à la guise des habitants des lieux. Je vois bien mieux et distingue clairement le plafond maintenant, d’un gris terne comme on peut s’y attendre pour une cellule. Bien qu’il soit relativement haut, j’ai l’impression d’être dans une geôle adaptée à la taille d’un enfant nain. Je ne peux toujours pas fermer les yeux. Pourtant je crois que disparaître une fois encore dans l’oubli créé par un noir complet me serait d’une grande aide.

J’entends les talons de la femme sur le sol qui s’arrêtent juste derrière moi. J’aimerais tellement pouvoir fermer les yeux, ne pas voir son visage se placer juste au-dessus du mien, ne pas détailler ces traits parfaits, ses yeux si profonds qu’ils me rappellent que, malgré ma fascination pour cette couleur, le noir ne sera cette fois pas mon allié. Son nez d’une finesse irréelle, ses cheveux eux d’un noir de jais, dont les longues mèches caressent mon visage comme le baiser d’une des enfants du Vice.
Je perds mon sang froid. J’aimerais pouvoir l’embrasser, lui offrir tous mes biens, ma vie s’il le fallait. Je me demande si c’est ça que les humains appellent le « coup de foudre ».
Elle me sourit, et soudain, tous les sentiments que j’avais pour elle se transforment en une peur indescriptible. Elle a sentit, je ne sais pas comment, que je la désirais. Et cela lui plait. Maintenant que je la crains, son sourire devient un rictus d’une beauté fatale, et je n’ai pas besoin d’être affilié à la même magie qu’elle pour savoir qu’elle est une enfant des ténèbres.

Je n’aurais jamais cru qu’une humaine puisse un jour provoquer ce genre de réaction chez moi. Une simple humaine … Je n’ai même pas la volonté de lui poser des questions, et elle le sait. Elle prend donc la parole à ma place. Avoir un parfait contrôle de la situation semble lui procurer une satisfaction jubilatoire. J’en ai froid dans le dos.
Nos cousins nous désignent comme étant l’engeance du mal, mais j’ai beau être un elfe dit « noir », cette femme m’effraie, et je n’ai pas honte de me l’avouer car je sais que d’autres à ma place auraient déjà succombé à son aura malsaine qui a pris possession de la pièce.

« Je suppose que tu ne te souviens plus qui je suis ? Pas la peine de répondre, mon petit, mes serviteurs y sont allés un peu fort sur toi, et je me félicite qu’ils n’aient pas disloqué ton esprit avant que je ne puisse m’amuser avec. »

Les souvenirs sont presque sur le point de me revenir mais je bride ma volonté. Je ne veux pas me souvenir. Son rictus me dit qu’avoir oublié, est sûrement la meilleur chose qui me soit arrivé. A dire vrai, je n’ai l’air d’avoir oublié que les récents événements puisque je sais parfaitement qui je suis : Yléisis Theliume, déjà quatre-vingt-dix-sept années d’existence, dont cinquante-sept durant lesquels j’ai fait partie de la guilde Furis, ou guilde des voleurs. Yléisis, dit « Pas de loup », les yeux bleu nuit et les cheveux d’une couleur grisâtre, coupés court. Un elfe noir parmi tant d’autre, en somme.

Son visage disparaît de ma vision, mais elle reste toujours derrière moi, si proche … Je sens qu’elle se prépare. Mes quelques notions en matière de magie me permettent de ressentir les énergies des ténèbres qui s’accumulent, et nul besoin d’aller chercher loin pour savoir autour de qui cette puissance émane.

« Je ne te demande pas si tu es prêt, mon petit, car personne ne l’est face à ce que je vais devoir faire. Je vais quand même t’expliquer la situation pour que tu saches que les malheurs ne tombent pas sur les gens de façons totalement arbitraires. »

Elle marque un temps de pause et se concentre pour réguler les flux de magies. C’est une parfaite initiée : elle possède une maîtrise exemplaire de son être et des énergies qu’elle invoque. Si quelqu’un m’avait dit un jour que j’allais rencontrer une humaine douée pour la magie des ténèbres au point de me faire peur, j’aurai sûrement provoqué une rixe de taverne avec cette personne en prétextant qu’elle se moquait de moi.

« Bien, où en était-je ? Ah oui, les raisons, voilà, je devrais dire la raison, plutôt. Donc, la raison qui fait que tu es ici est très simple : à la suite d’événements que je ne prendrais pas le temps d’expliquer, tu détiens une information dont j’ai besoin, et je vais me faire un plaisir d’aller la chercher. »

Je frémis sans réellement savoir pourquoi. Je sens qu’elle sourit, qu’elle se délecte de la peur qu’elle arrive à créer en moi, et je n’ai même pas le courage de m’en offusquer. Je suis trop effrayé pour ça…
Je sens ses mains se placer de par et d’autre de ma tête, le flux de magie noir qui me touche. Les sensations que je commençais à peine à retrouver me permettent de savoir que mon corps est pris de légères convulsions. Mais bientôt, ces sensations s’évanouissent. Je ne ressens plus rien physiquement. Cependant, dans mon esprit, je peux presque voir sa main qui, sans aucune considération pour moi, fouille dans mes souvenirs en vrac. Alors qu’elle semble pouvoir les mettre bout à bout, mes yeux commencent progressivement à se fermer, et pour la première fois de ma vie, j’ai peur du noir…
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Taijin Eclat d'Or
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MessageSujet: Re: Vicylia : Le culte du secret   Mar 30 Déc - 0:58

Wouha ! study

Vraiment vraiment pas mal ! C'est super accrochant !

Ta première histoire dis-tu ? très bien ! J'attends les suivantes ! Laughing cheers
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Thalar
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MessageSujet: Re: Vicylia : Le culte du secret   Mer 31 Déc - 7:09

Joli, vraiment, rien de plus à en dire.
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Aviana Sunshadow
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MessageSujet: Re: Vicylia : Le culte du secret   Ven 2 Jan - 5:03

( qui a dit qu'elle était terminé ? Very Happy la suite pour votre plus grand bonheur mes dames messieurs ! )

Chapitre I :



Je réouvre les yeux à l’extérieur des souterrains. Je marche dans une grande rue de la ville-centre, bien connue des habitants de la ville : « La rue du tavernier ». Nom qu’elle acquit pour une raison très simple, et à laquelle je donne raison. J’entre dans une enseigne que j’ai l’habitude de fréquenter depuis déjà un grand nombre d’année : « La brûlante ». Nom qu’elle obtint paraît-il, parce que ses repas sont toujours servis chaud, mais en réalité, ce sont surtout les informations qu’on peut y trouver qui sont brûlantes. Je m’assieds à la même table que les fois précédentes, on m’apporte le même alcool, je verse le même pourboire, à la même serveuse. Tout commencent normalement. Il est tard, comme à chaque fois que je viens ici, et la salle est presque vide, et ça par contre c’est inhabituel…

Je cligne des yeux et l’instant suivant, je retrouve ma geôle. Je me sens faible, comme sortant d’un sommeil trop court. Et, alors que la magie des ténèbres m’oblige à replonger une fois encore, je prends conscience de ce que cette femme ose me faire. Je n’avais pas réfléchi une seconde, quand elle disait vouloir une information, je pensais devoir résister à la torture : les lames, les coups, les blessures, les menaces... Toutes ces choses, qui font déjà partie de mon quotidien. Mais, je n’aurai jamais pensé devoir subir une intrusion dans mes souvenirs, et qui plus est, en m’obligeant à assister à la scène.

Ainsi spectateur de ma propre vie, et à travers mes propres yeux. Je suis de nouveau dans la taverne. Je porte mon vêtement traditionnel, une tunique en cuir de couleur sombre, mon manteau noir dont la capuche me permet de cacher mon visage. Le genre de vêtement très en vogue chez les maîtres des ombres, cette classe de « métier » qui nous regroupe moi, et tous les autres espions, voleurs et assassins de la ville. Je détaille la taverne comme si j’y venais pour la première fois. Je suis placé dans le coin gauche de la pièce, celui le plus éloigné de la porte, et qui se situe juste au-dessous de l’escalier qui mène aux chambres, la plus large zone d’ombre. Il y a dix-sept table sans compter la mienne, rangé par colonne de trois.

Un rapide coup d’œil à droite me permet de détailler le groupe d’inconnus qui s’est placé à quelques pas de la porte. Je possède assez d’expérience dans le milieu pour savoir que ce placement n’est pas anodin. Ils se sont placés là pour pouvoir observer, qui entre ou sort de la taverne. Etant donné qu’ils agissent comme des débutants, je suis persuadé qu’ils ne sont pas là pour un rendez-vous. Donc, par élimination, ils cherchent un habitué des lieux.
Ce petit groupe est formé de trois hommes, le genre d’assemblée qui me fait toujours sourire. Deux humains en armure légère et marron, l’un les cheveux courts et roux , l’autre les cheveux tout aussi courts mais noir. Tous deux là pour protéger un homme visiblement noble, en robe rouge et blanche. Encore un diplomate, cette classe social qui rassemble les conseillers et les nobles de la ville. Mais, dans une bien plus large mesure, toute personne sachant utiliser les arcanes. Je suis obligé de détailler plus attentivement ce dernier pour identifier son appartenance au peuple des fées, chose qui explique sa taille légèrement inférieur à celle de l’humain moyen.

L’un des deux gardes tourne la tête dans ma direction, et avant que je n’entre dans son champ de vision, je suis déjà entrain de siroter ma chopine de bière, en détaillant l’ordre d’une mission que j’ai déjà réalisé. J’attends quelques secondes avant d’oser regarder de nouveau dans leur direction, l’humain qui m’a observé, celui aux cheveux roux, chuchote des paroles à l’oreille de celui qui doit être son employeur, et qui se met subitement à m’étudier.
Je termine ma bière en quelques gorgées, et me prépare à me lever de table, quand je sens la présence des deux mercenaires placés dans mon dos. Au même instant, le diplomate s’installe en face de moi, un fin sourire aux lèvres. Je reprends place, lève la main, signalant que je désir reprendre de la boisson, avant de sourire à mon tour et de déclarer :
« Les négociations vont pouvoir commencer. »
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Aviana Sunshadow
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MessageSujet: Re: Vicylia : Le culte du secret   Mer 7 Jan - 0:43

Chapitre II :

Le diplomate reprend son air sérieux, et ne dit mot le temps qu’on me serve. Je prends une nouvelle gorgée de bière, et désigne les deux gardes du corps de la main. Quelques secondes après, je me retrouve en tête-à-tête avec cette fée, les deux humains nous surveillant à partir du coin opposé de la pièce.
« Je me présente, Oliégas Linuïm, au service de la guilde Opes. »

Le sourire qui plane sur le visage de mon interlocuteur m’indique qu’il éprouve un sentiment de fierté, né de sa déclaration. Sûrement du à son rang, et son engagement auprès de la guilde des oracles. Ces marchands de vision, dont la véracité de leurs prédictions reste toujours douteuse.
Je prends quelques secondes pour détailler Oliégas, avant de lui répondre. Les cheveux mi-longs et d’une couleur or, qui encadrent un visage juvénile, traits qui reviennent souvent chez les fées. Ses yeux sont, aussi, de la couleur des pièces, et étant donner les ornements et broderies qu’il porte, je n’ai pas de doute sur le fait qu’il aime cette couleur. Il cache ses ailes derrière le tissu de sa longue robe, probablement pour ne pas sortir du lot à la cour.

Je me décide enfin à lui répondre ce qu’il veut entendre, et lui confirme ainsi mon identité :
« Pas de loup… »

Visiblement satisfait par ces simples mots, il me tend un petit livre, que je fixe en levant un sourcil interrogateur. Mais la fée se contente de réitérer le geste de don, pour me convaincre d’accepter l’objet. Je lui prends donc l’ouvrage des mains, et le pose sur la table pour l’examiner, en sirotant mon verre.
« C’est tout ce que vous avec comme contrat pour moi ? »

Je lui lance cette question alors qu’il s’apprête à quitter la table, et très sûrement la taverne. Il arrête brutalement son mouvement, et me répond d’une voix agacée, qu’il exécute simplement les ordres qu’il a reçu. Je souris légèrement à cette déclaration, finalement « sire » Linuïm n’est qu’un simple sous-fifre, et très probablement, n’est pas un diplomate. Il sort de l’établissement, accompagné des deux « sans-guildes », comme on appelle les mercenaires bas de gamme de la ville.

Je me met à feuilleter le livre, et découvre à l’intérieur une multitude de marque page. Tous, marqués d’une rune pour les différenciés. Je commence donc à en examiner certains, en me demandant qui est assez tordu pour écrire un message codé avec ces pictogrammes. Ce langage écrit qui est complexe, dont la traduction reste souvent approximative. D’après les livres d’histoires, il paraîtrait que ce dialecte était autrefois parlé, mais aujourd’hui, seuls les initiés peuvent la lire et l’écrire. Et, même si cela reste à la porter de tous de l’apprendre, ceux qui sont capable de libérer le pouvoir cacher de ce que certains nomment, « l’écriture contre-temps », peuvent être aujourd’hui comptés sur les doigts d’une seule main.

Après quatre heures d’études, dont trois où je me suis privé de toute consommation d’alcool pour ne pas avoir l’esprit brouillé, je finis par repérer les deux runes qui semblent me désigner : Celui de la marche et celui de la meute ; manière subtile de m’appeler par mon surnom de Pas de loup.
J’ajoute ma touche personnelle aux deux marques pages, pour être sûr de pouvoir les retrouver facilement. Je fais le décompte du temps que j’ai passé dans la taverne, et conclus que le soleil devrait se lever dans deux à trois heures. Je prends donc mes quelques affaires, et me dirige vers les quartiers coupe-gorge, mon chez moi.
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Aviana Sunshadow
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MessageSujet: Re: Vicylia : Le culte du secret   Mar 13 Jan - 21:56

Chapitre III :


J’entre dans la ville-basse, après quelques minutes de marche forcé. Il en aurait sûrement fallu le triple à certains, qui ne connaissent pas les rues de la ville comme se doit de le faire tout voleur qui se respecte. Les vieux bâtiments qui encadrent les multiples ruelles, des quartiers coupe-gorge, me rappellent mes années d’enfance passées ici. le temps où monter voler quelques sous dans la ville-centre, sans se faire attraper par la milice, était périlleux.
Dès que je quitte l’artère principale, je modifie mon pas, le rendant légèrement plus lent et surtout, beaucoup plus silencieux. Le changement a été automatique, c’est comme une marque de fabrique chez tous les malandrins de la ville-basse (et les dieux savent qu’il y en a), un moyen de montrer que, si quelqu’un veut s’attaquer à notre bourse, il n’aura pas affaire au premier venu.

Pour cette fois, je n’aurai à déplorer aucune tentative de vol, et mis à part quelques novices imprudents que je sème facilement, personnes ne m’a suivit. Je dresse tout de même l’oreille durant la fin mon parcours, vérifiant que personne d’un peu plus doué ne m’ai suivi. Je le termine en pénétrant dans la petite bâtisse qui me sert de maison, quand le besoin s’en fait sentir. Je referme, et profite de la seconde qui me permet de voir encore à l’extérieur, pour vérifier une nouvelle fois que personne n’est derrière moi. Soulagé, je me dirige vers l’unique bureau de la maisonnée, qui se trouve à l’opposé de la porte. Les quelques pas que j’ai à faire pour rejoindre mon lieu de travail me font passer devant les deux lits superposés, qui, avec les murs blancs pale d’origines, formes les seuls éléments de la maison..

Le décryptage est plutôt pénible, le temps passe à une allure folle, et je n’avance pas d’un pouce. Je tourne la tête, pour voir à travers les rainures de la porte, que le soleil est déjà levé. J’essaie de calculer l’heure de la journée, mais perds rapidement pied pour finalement conclure que le brouhaha me préviendra quand il sera midi, heure du marché.

Je poursuis mon travail durant la totalité de la journée. Les tests ,faits à partir des pages marquées des runes me concernant, ne sont absolument pas concluant. Au point que je ré-inspecte tous les marques-pages, une demi-douzaine de fois, pour être sûr que je travaille bien sur les bonnes parties du livre.
Toute une semaine, passe avant que je ne puisse enfin trouver la solution. Comment vous expliquez que pour former le message il faut tout bonnement : prendre la première lettre du premier paragraphe, puis la dernière lettre du deuxième paragraphe, suivit de la deuxième lettre du troisième paragraphe, l’avant dernière du quatrième paragraphe et ainsi de suite pour les deux doubles pages marqués des deux runes signifiantes : « Pas de loup ».

Le message maintenant recomposé, me permet d’avoir le droit à un rendez-vous, avec l’un des oracles de la guilde Opes. Cela se passera dans les quartiers en ruines, dans la résidence privée de mon commanditaire, et je n’ai plus qu’un seul et unique petit jour pour m’y rendre…
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Aviana Sunshadow
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MessageSujet: Re: Vicylia : Le culte du secret   Dim 25 Jan - 6:08

Chapitre IV :


Je sais désormais ce qu’il me faut faire. Je dois traverser la moitié de l’immense cité, pour rejoindre les quartiers en ruines. Je commence déjà à préparer les affaires que je vais devoir emporter, tout en calculant approximativement, le temps que je vais mettre pour atteindre le lieux du rendez-vous.

« Je vais devoir prendre le raccourci derrière pour arriver rapidement à Contre-vend/Contrebande, ensuite je monterai en marche forcé jusqu’à la ville-centre, si je ne traîne pas pour faire mes achats, je devrais arriver un peu avant l’heure du marché. Donc, j’aurai peu de temps pour quitter la zone, et me rendre dans les premiers vestiges, je pourrais atteindre les jardins peu après midi. »

« Tu te fais un plan de route à voix haute maintenant ? Tu devrais pourtant savoir que les murs ont toujours des oreilles ici. »

Je tourne la tête vers les couchettes superposées, pour voir le visage familier de Flilia, qui vient tout juste de se réveiller. Elle me regarde avec ses yeux sans pupille, brillants de cette couleur argenté qui a toujours réussis à me charmer. La fée n’a pas changé depuis notre première rencontre, avec son approximatif mètre soixante, ses cheveux noirs et raides lui tombants jusqu’au bas de la nuque. Son visage à jamais figé dans les traits de la jeunesse, grâce à l’immortalité naturelle du seul peuple volant. Ce visage qui se moque de moi en contorsionnant ses lèvres rosée, en un léger sourire en coin.

« Ça m’arrive quand les murs sont discrets. Mais puisque tu as tout suivi, tu sais que je n’ai pas de temps à perdre. Je m’en vais donc te laisser. » : dis-je, tout en tournant a nouveau le regard, pendant qu’elle passe sa fine tunique de cuir noir.

Elle me fait la moue, comme une gamine contrariée, et moi, trop habitué pour me laisser prendre au jeu, je me dirige vers la porte et je sors dans la mince ruelle, bientôt imité par la fée. Je lui lance un regard du coin de l’œil, celui qui signifie très clairement : « Tu sais que tu n’es pas invitée. ». Et elle, comme à chaque fois, elle me lance son sourire charmeur et s’accroche à mon bras.

« C’est pas grave, tu as tout le temps qu’il te faut d’ici jusqu’à Contre-vend/Contrebande, et si tu n’as pas terminé, je pourrais toujours te suivre jusqu’à la ville-centre, et après, jusqu’aux … »

Je connais son manège par cœur, et préfère couper court au résumé de mon parcours. On se met en route, d’un pas lent. C’est à dire en faisant le contraire de ce que j’avais prévu, mais j’ai tellement l’habitude de ce genre d’imprévu que je préfère passer outre, je modifie simplement mes plans. Une petite course ne me tuera pas…
Je lui raconte ma rencontre avec l’envoyé de la guilde des oracles d’il y a une semaine, et je poursuis en lui expliquant le contenue du message codé. Je ne lui cache aucune information, puisque j’ignore presque tout, moi même quant à la nature du contrat.
La marche prend une bonne heure, plutôt qu’une simple demi, et Flilia finit, à l’usure, par m’arracher la promesse de la tenir au courant sur la poursuite de l’affaire. Puis, elle me lâche le bras, avant et de faire battre ses deux fines toiles argentées pour s’envoler. Elle m’envoie un baiser par le vent, une fois assez haute dans le ciel pour ne risquer aucune représailles, et file à travers les nuages, vers l’une de ses propres activités. A la voir, ainsi juvénile dans sa manière de se comporter, peu de gens penseraient qu’elle possède, en réalité, près d’une centaine d’années de plus que moi.

Je clos les quelques mètres me séparant de l’entrée du marché des brigands. J’ouvre la porte de la bâtisse en me posant la même question, celle qui me revient sans cesse depuis des années de cohabitation avec la demoiselle. Et, une fois encore je ne trouve pas de réponse, quant à la nature de ma relation avec Flilia. Plus que de l’amitié, moins que de l’amour, comment deux personnes immorales, peuvent-elles être si attachées l’une à l’autre, tout en sachant pertinemment que jamais sa soit disant « âme sœur » ne volera à son secours…
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